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Les banques réduisent encore plus leur rôle d'apporteurs de liquidité

30 Juin 2015
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A l’approche de la fin du mois de juin, les gérants d’actifs obligataires se montrent soucieux.

La cause de leur inquiétude ? Des interrogations sur le niveau de liquidité dont ils pourront bénéficier à cette date.

En effet, les banques qui jouaient traditionnellement un rôle de teneur de marché, en conservant sur leurs bilans des positions à l’achat ou à la vente de titres de dette, ont considérablement réduit leur action dans ce domaine depuis la crise de Lehman Brothers.

Certes, l’objet de cette réglementation - réduire le risque des banques - est louable, mais ses effets secondaires sont lourds. « La régulation a permis de solidifier le système. De fait la réplique d’une crise comme celle de 2008 est devenue improbable. Mais dans le même temps, il y a de moins en moins d’acteurs sur le marché alors que les banques ont diminué leur rôle d’apporteurs de liquidité sur le marché obligataire ».

D’autant que la situation s’est durcie depuis 2014. « Nous avons constaté que les banques, pour présenter au régulateur lors de l’examen trimestriel de leurs portefeuilles le moins de risque possible, commencent à fermer quelques semaines avant leurs positions ouvertes sur certains marchés de dette, notamment le ’high yield’ ou la dette hybride », témoigne Alexandre Caminade, chez Allianz GI.

Une situation particulièrement préoccupante alors que, dans les conditions actuelles, la plupart des investisseurs suivent la même direction à l’achat ou à la vente, et qu’ils ne trouvent pas de banques pour se positionner face à eux. Les gérants courent donc le risque de se retrouver coincé tous les trois mois face à une pénurie de liquidité. Les fonds conservent donc, par précaution, une poche de cash afin de faire à d’éventuels demandes de remboursement, réduisant la liquidité disponible.

Pour contrer ce cercle vicieux, certains acteurs prônent un assouplissement de la réglementation. « Aujourd’hui le nombre de « teneurs de marché qui répondent à un appel d’offre a été divisé par trois depuis la crise, témoigne Stéphane Giordano, président de l’Amafi.

Il va falloir se poser la question de comment faire pour les faire revenir surtout qu’à terme la fin du QE, en septembre 2016, pourrait encore accroître ce problème de liquidité. » Et avec luil la volatilité qui semble devoir s’installer sur les marchés obligataires.