Accueil > Actualités > Gestion active ou gestion passive : pourquoi le retour de la sélection redevient essentiel
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Depuis plusieurs années, la gestion passive — notamment à travers les ETF et les fonds indiciels — connaît un succès considérable auprès des investisseurs. Frais réduits, simplicité apparente et accès facile aux marchés financiers ont largement contribué à son essor.

Mais dans un environnement économique devenu plus complexe, plus volatil et plus concentré, une question essentielle refait surface : la gestion passive est-elle réellement la solution la plus adaptée pour protéger et faire fructifier durablement son patrimoine ?

Un récent rapport consacré à la gestion d’actifs apporte un éclairage particulièrement intéressant sur ce sujet et met en avant les atouts souvent sous-estimés de la gestion active.

La gestion passive : une approche efficace… mais de plus en plus concentrée

La gestion passive consiste à répliquer un indice boursier, sans sélectionner les entreprises individuellement. L’investisseur suit donc mécaniquement les marchés.

Ce modèle présente certains avantages :

des frais généralement faibles ;

une forte diversification apparente ;

une exposition simple aux grandes tendances des marchés.

Cependant, cette approche possède aussi des limites importantes.

Aujourd’hui, les grands indices mondiaux sont fortement concentrés sur quelques très grandes entreprises américaines, principalement technologiques. En investissant passivement, des millions d’épargnants se retrouvent ainsi exposés aux mêmes valeurs et aux mêmes risques.

Autrement dit, la diversification affichée peut parfois masquer une concentration réelle du portefeuille.

La gestion active : sélectionner plutôt que subir

À l’inverse, la gestion active repose sur une analyse approfondie des entreprises, des secteurs économiques et des cycles de marché.

Le rôle du gérant n’est pas de reproduire un indice, mais de :

sélectionner les sociétés jugées les plus solides ou les plus prometteuses ;

éviter certaines valorisations excessives ;

ajuster les allocations selon l’environnement économique ;

gérer activement le niveau de risque du portefeuille.

Le rapport souligne d’ailleurs qu’une véritable gestion active — réellement indépendante des indices — a historiquement démontré sa capacité à générer de la surperformance sur le long terme.

L’étude met notamment en évidence qu’au-delà d’un certain degré de différenciation par rapport aux indices, les fonds actifs affichent des résultats supérieurs après frais.

Un enjeu particulièrement important sur les marchés obligataires

Le rapport insiste également sur un point souvent méconnu : la gestion active est particulièrement pertinente dans l’univers obligataire.

Contrairement aux marchés actions, les indices obligataires donnent davantage de poids… aux émetteurs les plus endettés.

En gestion passive, un investisseur peut donc se retrouver mécaniquement plus exposé aux entreprises ou aux États les plus fortement endettés, sans véritable analyse de la qualité financière des émetteurs.

La gestion active permet au contraire :

d’évaluer la solidité des emprunteurs ;

d’adapter la sensibilité aux taux ;

de gérer les risques de crédit ;

de saisir des opportunités de marché souvent invisibles dans les indices.

Dans un contexte de remontée des taux et d’incertitudes économiques, cette capacité d’adaptation redevient particulièrement précieuse.

Préserver la diversification et maîtriser les risques

L’un des principaux enseignements du rapport concerne également la maîtrise du risque.

Lorsque les flux d’investissement deviennent massivement passifs, les marchés ont tendance à amplifier certains phénomènes :

concentration excessive ;

effets de foule ;

valorisations parfois déconnectées des fondamentaux économiques.

La gestion active permet au contraire de reconstruire une diversification réelle, fondée sur l’analyse économique et non sur une simple mécanique indicielle.

Elle offre ainsi davantage de souplesse pour :

réduire certaines expositions ;

arbitrer entre secteurs et zones géographiques ;

adapter les portefeuilles aux évolutions économiques.

Une approche cohérente avec la gestion patrimoniale

Dans le cadre d’une stratégie patrimoniale de long terme, la question n’est pas d’opposer systématiquement gestion active et gestion passive.

Les deux approches peuvent être complémentaires.

Mais dans un environnement marqué par :

des marchés très concentrés ;

des cycles économiques plus instables ;

des enjeux géopolitiques croissants ;

des niveaux d’endettement élevés ;

la sélection des actifs, l’analyse du risque et la capacité d’adaptation redeviennent des éléments centraux de la gestion de patrimoine.

C’est précisément là que la gestion active retrouve toute sa pertinence : non pas pour « suivre le marché », mais pour construire des allocations cohérentes, diversifiées et adaptées aux objectifs de chaque investisseur.

Source : Livre blanc « La gestion active, levier de surperformance, de souveraineté financière européenne et de protection des épargnants », avril 2026.

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