
Seuils du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés :
Pour les revenus perçus en 2024 et imposés en 2025, le taux d’abattement pour ce type d’activité est de 50%, et le seuil du régime micro-BIC, qui désigne le montant de revenus à ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier de ce régime, est de 77 700 €.
Pour les revenus perçus en 2025 et imposés en 2026, le taux d’abattement est de 30%, et le seuil a été ramené à 15 000 €. Au-delà, le passage au régime réel devient obligatoire.
Exemples :
Situation 1 : Monsieur A. loue un meublé de tourisme non classé qui génère 12 000 € de recettes annuelles, ainsi qu’un autre bien meublé, sur de la longue durée, qui lui rapporte 20 000 € de recettes annuelles.
Monsieur A. ne dépasse donc pas le seuil de 15 000 € de recettes pour sa location saisonnière, et ne dépasse pas non plus le seuil de 77 700 € pour sa location de longue durée.
Monsieur A. peut donc relever du régime micro-BIC, avec un taux d’abattement de 30% pour ses recettes de courte durée, et de 50% pour ses recettes de longue durée.
Situation 2 : Madame B. loue un meublé de tourisme non classé qui génère 22 000 € de recettes annuelles.
Dans cette situation, Madame B. dépasse le plafond du régime micro-BIC pour la location de courte durée d'un meublé de tourisme non classé, et doit donc obligatoirement relever du régime réel.
Seuils du micro-BIC pour les meublés de tourisme classés :
Jusqu'en 2024, le régime micro-BIC pour les meublés de tourisme classés était très avantageux, avec un taux d’abattement de 71%, et un plafond de recettes de 188 700 €.
Pour l'année 2025, les chiffres sont équivalents à ceux d'un bien meublé sur de la longue durée, soit 50% d’abattement et un plafond fixé à 77 700 €.
Si le classement d’un meublé de tourisme s’avère aujourd’hui moins intéressant qu’auparavant, il est nécessaire de garder à l’esprit les autres avantages du classement, comme celui de mettre le bien en valeur auprès des éventuels locataires, ainsi que la possibilité, dans la plupart des communes, d’obtenir l’exonération du paiement de la CFE grâce à ce dernier.
Exemples :
Situation 3 : Madame C. loue un meublé de tourisme classé qui génère 32 000 € de recettes. Elle ne dispose pas d’autres biens mis en location meublée.
Madame C. ne dépasse pas le seuil de 77 700 € de recettes pour sa location saisonnière, elle peut donc relever du régime micro-BIC et bénéficier de l'abattement de 50 %.
Situation 4 : Monsieur D. loue un meublé de tourisme classé qui génère 11 000 € de recettes, ainsi qu’un autre bien meublé, sur de la longue durée, qui lui rapporte 10 000 € de recettes annuelles.
Monsieur D. ne dépasse donc pas le seuil de 77 700 € de recettes pour sa location saisonnière, ni celui de 77 700 € pour sa location de longue durée, et le total de ses recettes ne dépasse pas non plus le seuil le plus élevé, soit 77 700 €.
Monsieur D. pourra donc bien relever du régime micro-BIC, avec un taux d’abattement identique de 50% pour ses recettes de courte durée et de longue durée.
Rappel : aucun changement pour les meublés de longue durée !
Nullement ciblé par les changements opérés par la loi Le Meur, le régime micro-BIC en location de longue durée n’a connu aucune modification. Le plafond de ce régime est toujours de 77 700 €, et l’abattement reste de 50%.
Ces plafonds sont-ils applicables pour les revenus 2024 ?
Le texte de la loi Le Meur, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, précise bien que les nouveaux plafonds et taux d’abattement du régime micro-BIC ne s’appliqueront qu’aux revenus perçus en 2025 et imposés en 2026. Pour les revenus perçus en 2024, les anciens chiffres de l’article 50 du Code général des impôts dans sa rédaction antérieure à la loi de finances 2024 s’appliqueront.
Quand passer au régime réel d’imposition ?
Les avantages du régime réel
Le régime réel permet aux LMNP d’avoir accès au mécanisme de la déduction des charges et des amortissements. Grâce à ce mécanisme, il leur est possible de déduire de leurs recettes toutes les charges afférentes à leur activité de loueur en meublé, ainsi que l’amortissement de leur bien.
Or, le total de ces déductions permet souvent aux loueurs en meublé de ne pas payer d’impôts sur leurs revenus de location meublée, et ce pendant plusieurs années. En effet, le déficit créé par les charges, lorsqu’il n’est pas utilisé l’année où il est généré, est reportable pendant 10 ans, tandis que l’amortissement peut être reporté indéfiniment.
Si certains loueurs passeront obligatoirement au régime réel du fait des changements apportés au plafond du régime Micro BIC en location saisonnière par la loi Le Meur, d’autres pourront choisir d’en relever alors qu’il bénéficiaient auparavant du régime micro-BIC, notamment en raison de la diminution du taux d’abattement en location saisonnière.
Quelles sont les modalités pour passer au régime réel ?
Tout loueur en meublé qui n’en relève pas déjà peut demander à relever du régime réel. Cette formalité s’accomplit par le biais d’un courrier de levée d’option, qu’il est nécessaire d’adresser à votre centre des impôts. Il est également possible de réaliser la demande directement en ligne par le biais de votre espace professionnel sur le site des impôts.